LABEAUTÉ DU MONDE
Ô mon frère,mon semblable dans la création, ô être humain,
Lève les yeux : vois la lumière dorée du soleil se répandre,
Elle embrasse les hommes, elle avive les feuilles des arbres.
Sans elle, jamais l’eau des mers ne saurait s’évaporer,
Monter vers le ciel, se faire nuée,
Puis être menée pour ranimer les terres dévastées,
Répandre la fraîcheur, et pousser toute créature à fructifier.
La nuit venue, la terre a son astre : la lune au doux éclat.
Le soir, le ciel se drape de cuivre, d’or et de carmin.
Au crépuscule, l’occident devient toile romantique
Où se fondent mille couleurs en un seul destin.
Et quand la nuit s’achève, surgissent des vivants
Dont le jour ne trahissait aucun serment.
À l’aube se dressent les montagnes altières,
Coiffées de turbans blancs qui enchantent la paupière,
Vêtues de forêts vertes, hautes et solidaires,
Qui protègent fougères, champignons sous leur bannière.
Par mycorhize elles s’unissent, et nous montrent la trace :
Le vieux cri “survie au plus fort” ici n’a plus de place.
Elles appellent à l'union pour triompher ensemble.
Ô descendant d’Ève et d’Adam,
Toi qui sus vaincre l’égarement,
Je t’appelle à te regarder, à rouvrir ton entendement.
Vois-tu ? Nous ne sommes pas robots à boutons,
Poussés d’un doigt, mus par de vains sons.
Nous sommes l’œuvre de Dieu, vicaires sur ce monde,
Créés libres, guidés par Sa main profonde.
Et nous rendrons compte, c’est certain,
De nos actes, au jour où l’on sortira des tombes.
Mais n’ayons pas l’esprit endormi, au point d’oublier
Ce que l’homme a su bâtir et créer :
Les uns ont pris le chemin droit, celui de la victoire,
Et ont légué à l’humanité une science et sa gloire,
Dont les fruits utiles se sont répandus sur la terre.
Les autres, eux, se sont perdus dans l’avidité,
Aveuglés par la quantité, la vanité.
Satan les a grisés, ils ont adoré la pierre et lui,
Se prenant pour dieux, injustes, emplis d’orgueil et d’ennui.
Ils ravagent champs et troupeaux, sèment la détresse.
Le Créateur leur aurait-Il permis
D’effacer la beauté du monde, jusqu’à n’en laisser aucun vestige ?
Ô sages de la terre, levez-vous, unissez-vous
Sous la bannière de la sagesse et de la prudence,
Pour combattre la tyrannie,
Et garder au monde sa lumière,
Son éclat, sa joie, et sa persévérance.
Rizki Abdelkader. Août 2026 ©
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